Le Paracanoë

Le Paracanoë 


Le terme paracanoë est composé d’un préfixe «para» faisant référence au sport paralympique, adapté aux personnes en situation de handicap et du mot anglais «canoë» qui désigne les embarcations mues à la pagaie de type kayak ou canoë. Le paracanoë se pratique en compétition officielle en eau calme et aussi en loisirs sur les lacs, canaux, rivières et en mer. 

 

Réglementation 

Celle-ci est à peu près identique à la réglementation de la Fédération Internationale de Canoë, facilitant ainsi l’intégration de ces épreuves dans les grands cham- pionnats mondiaux et continentaux. Les kayaks utili- sés en Paracanoë mesurent au plus 5.20 m de long et pèsent 12 kg. La seule différence est la largeur minimale qui passe de 50 cm à 10 cm du fond, permettant d’obte- nir une coque un peu plus stable et facilitant l’accès à la pratique. En compétition, les embarcations doivent être parfaitement alignées avant le départ (pointe avant placée dans un sabot mobile qui s’abaisse dans l’eau au signal du starter). 

Classifications 

Trois classes de handicap sont reconnues au niveau in- ternational, le premier niveau est le plus élevé en terme de déficience comme pour toutes les activités paralym- piques. Il y a deux catégories : le kayak et la pirogue, la classification s’appuie sur les mêmes caractéristiques pour ces deux embarcations excepté la possibilité d’accès supplémentaire aux pratiquants ayant une défi- cience des membres supérieurs pour la pirogue (VL1/ VL2/VL3). 

KL1: Athlètes sans ou avec une fonction très limitée du tronc, sans fonction des jambes et ayant besoin d’un siège avec dossier haut dans le kayak. 

KL2: Athlètes avec une fonction partielle du tronc et des jambes, capables de s’asseoir droit dans un kayak mais qui peuvent avoir besoin d’un siège avec dossier haut. Le mouvement des jambes est limité durant le pagayage. 

KL3: Athlètes avec une fonction du tronc et une fonc- tion partielle des jambes, capables de s’asseoir avec le tronc en flexion avant dans le kayak et capables d’utili- ser au moins une jambe/prothèse. 

Embarcation 

Il suffit de peu de chose pour que l’embarcation soit ac- cessible, les kayaks d’initiation adaptés à l’activité tou- risme doivent regrouper les caractéristiques suivantes : 

– Stabilité initiale importante, – Hiloire* renforcée pour faciliter l’embarquement, – Équipement intérieur sans aspérités ou points risquant de provoquer des lésions. 

Calage 

Le calage remplit plusieurs fonctions indispensables à une bonne navigation. Il permet d’obtenir une position confortable et de transmettre des forces propulsives, équilibratrices ou directionnelles, c’est également une prise d’information sur le comportement de l’embarca- tion. En fonction des difficultés motrices et sensorielles rencontrées, le pratiquant doit adapter ses calages pour répondre au mieux aux exigences énoncées précédem- ment. Des soutiens peuvent être apportés par des ca- lages complémentaires à ceux d’origine constructeurs (coques hautes, gouttières en mousse, calages dorsaux ou latéraux adaptés…). Il existe plusieurs modèles de coques sur le marché, réalisées à l’unité en fonction des besoins des pratiquants. Des aides peuvent être four- nies par la Fédération Française de Canoë-Kayak pour faciliter l’achat de ces équipements par des clubs. Un travail de recherche est également engagé pour créer un modèle de coque adaptable à toutes les embarca- tions pontées. 

Équipement 

Les vêtements ont un rôle de protection thermique et limite les risques de lésion cutanée par frottement, pin- cement… Il existe de nombreux modèles sur le marché (haut/bas) répondant aux besoins spécifiques de cha- cun. Dans le cas d’utilisation d’une coque de maintien, il est préconisé d’utiliser un gilet assurant les fonctions d’auto retournement, ces gilets n’ont pas de mousse sur leur face postérieure et évitent une trop grande projec- tion du pagayeur vers l’avant. 

Pagaie 

Simple ou double, la pagaie peut être utilisée par tout le monde avec quelques aménagements complémen- taires en cas de besoin. L’adaptation la plus couramment utilisée (en fonction du potentiel moteur ou sensoriel du pagayeur) consiste à décroiser les pales (utilisation des pagaies de secours de kayak mer par exemple). Certains pagayeurs expérimentés se sont fabriqués des orthèses personalisées permettant de randonner de longues heures. 

 

Source : www.ffck.org 

*Hiloire: bordure verticale qui protège les ouvertures du pont, les panneaux, et empêche les entrées d’eau